Emblème

Translators'pin

Epinglette des traducteurs de Shambhala

La première question qui vient à l’esprit en lisant un texte avant même de le traduire, c’est : qu’est-ce que ça veut dire ? Quelle est donc la signification qui se cache derrière ce magnifique emblème ?

Il s’agit du logo du Nalanda Translation Committee, fondé par le Vidyadhara, Chögyam Trungpa Rinpoché en 1975 à Halifax, Canada. Il existe également sous forme d’épinglette portée par les traducteurs du mandala Shambhala qui ont pris les vœux de traducteur. La forme actuelle est basée sur les éléments d’origine créés par Trungpa Rinpoché.

Les trois joyaux flamboyants placés au sommet représentent les trois précieux joyaux : le Bouddha (le maître éveillé), le dharma (les enseignements) et la sangha (la communauté des pratiquants).

Juste en dessous est inscrite la syllabe racine AH en alphabet tibétain, représentant l’essence de l’ensemble des enseignements du dharma. Dans la triade classique bouddhiste du corps, de la parole et de l’esprit, AH est la syllabe racine de la parole. Dans le contexte du vajrayana ou véhicule adamantin, AH évoque la parole indestructible des bouddhas, le mantra qui résonne de façon omnipénétrante et incessante.

Le perroquet à deux têtes, synonyme du bilinguisme, est un motif traditionnel utilisé dans le contexte des traductions. Dans l’art et l’iconographie du Tibet, le perroquet à deux têtes représente Vairochana, le grand traducteur et disciple de Padmasambhava. Les oiseaux dont la tête regarde en direction opposée symbolisent la transmission des enseignements bouddhistes depuis l’Inde jusqu’au Tibet, ainsi que leur traduction du sanskrit en tibétain.

Le mantra figurant sur la bannière est en sanskrit, transcrit en tibétain. Il s’agit de Maha prajna maha dhi mam, ou ‘Grand intellect (ou sagesse) grand dhi mam’. La syllabe racine DHIH est associée à Manjushri, le bodhisattva de la parfaite sagesse, tandis que MAM évoque Vagishvara (Seigneur de la parole) qui est un des aspects de Manjushri.